Je suis à la cuisine, je prépare le caviar d’aubergine

Posté par valychristineoceany le 21 septembre 2009

Les aubergines

Eh oui, il m’arrive de cuisiner à la Roumaine ( c’est moi), parfois.

Venez avec moi, aujourd’hui nous allons préparer le caviar d’aubergine, disons pour six personnes, c’est raisonnable n’est-ce pas ? Le caviar d’aubergine peut être servi en mise en bouche ou en entrée. Je vais préparer avec vous plutôt comme entrée, puisque vous êtes entré à la cuisine, on y va pour démarrer ( le caviar).
J’ai acheté six aubergines de taille moyenne, fines en longueur ( comme sur la photo) et vous avez remarqué ? Je les ai mis sur un plateau et je l’ai glissé au four ( le plateau). Entre temps nous pouvons prendre l’apéro, fumer une cigarette,  discuter du dernier livre lu ( Le coeur cousu, Carole Martinez) mais on reste près du four.  On guette. Quand on entend des bruits « chuchoteurs », cela veut dire que les aubergines commencent à sentir la chaleur à l’intérieur, elles s’agitent. Ne bougez pas, je vais vérifier ! Regardez bien, je sors le plateau et je vérifie avec mon doigt (vous pouvez le faire chez vous avec l’index ou le pouce) et si le doigt est prêt à percer la peau ( ne percez pas) ce que l’aubergine est cuite sur un côté. On les tourne sur l’autre côté autant qu’elles ont besoin pour s’estimer  bien cuites. Hop, dans un saladier avec elles, saladier couvert d’une serviette ou toute autre chose qui peut les étouffer ( un coussin, un drap, etc) Pourquoi les étouffer ? Pour pouvoir les éplucher une fois refroidies. Vous avez raison, le temps qu’elles refroidissent nous pouvons prendre un deuxième apéro et grignoter quelques bricoles, cacahuètes, chips, fruits secs.

Bon, vous vous êtes servi (e)s ? A la vôtre !

Attention, après les avoir épluchées, les poser sur une surface en pente pour les égoutter. La surface je vous laisse la choisir en fonction de l’équipement de votre cuisine, moi, je les pose sur l’évier, à gauche, à la place habituelle de la vaisselle.  Voila, là elles sont égouttées. On continue ? Sur une planche en bois, avec une cuillère en bois je suis entrain de les écraser par des mouvements saccadés. Oui, en bois, car si vous touchez les aubergines avec des ustensiles en inox, elles vont être tellement fâchées qu’elles vont devenir furieuses, noires même et de surcroît très amères. Comme toute personne en colère, voyons ! Pas de métal, inox et autres matériaux agressifs. Le bois et le verre leur convient très bien. Supposons maintenant qu’elles sont écrasées et dans un saladier en verre ( cristal éventuellement). Supposons aussi qu’elles se sont rafraîchies au frigo. Qu’est-ce qui nous reste à faire ? Plucher un oignon. Je n’aime pas, mais…il m’arrive de le faire. Vous voulez le faire ? C’est sympa, merci. Continuez alors, émincer, émincer, émincer l’oignon et rajoutez le tout à nos aubergines rafraîchies, ainsi que la mayonnaise au citron ( plus ou moins selon le goût )  La quantité ? Oh la la, difficile à dire, je suis écrivain moi, les chiffres me dépassent !! Je préfère les mots, le sens, le goût, l’odeur, l’image. Une pincée de sel aussi vous allez rajouter selon votre goût (hi,hi).

C’est prêt, mais il reste l’esthétique. Nous allons être à table six personnes, donc, vous prévoyez six coupelles à aubergine, des tomates cerise coupées en étoile, persil ( pour la couleur, la beauté de la présentation). Mettez toute votre créativité pour la décoration, pour ma part vous avez main libre.

A table !

Alors, vous aimez ? Je suis ravie !

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Contrer la rentrée littéraire

Posté par valychristineoceany le 12 septembre 2009

Sortie de route

Sortir de route avec Nathalie Salvi peut être une révélation philosophique, une aventure spirituelle, une erreur, un changement intérieur, une fantaisie. Monsieur Théodore sort de route, poussé subtilement par Nathalie et vit pendant un certain temps une autre vie comme dans une parenthèse.

Dans cette parenthèse, Monsieur Théodore côtoie un entourage différent, apprend un code social nouveau, sa façon de pensée se transforme, se renouvelle, s’élargit. Mais la parenthèse se ferme et il revient sur les traces de sa route prédestinée. Monsieur Théodore sort de route sans l’avoir choisi. Vous, vous pouvez choisir de sortir de route toute tracée par les rentrées littéraires et autres directives grâce au livre de Nathalie Salvi  » Sortie de route ».

Sophie Poirier

En sortant vous pouvez entrer à la librairie faire la connaissance de Sophie Poirier et la libraire qui a aimé. La libraire a aimé sans s’en être aperçue. C’est l’absence de l’être aimé qui lui révèle cette vérité. Trop tard. L’absence devient terriblement présente. Sophie incite la libraire, toute en finesse et avec élégance, à partir en quête de son amour perdu.

Sortir de route peut parfois vous révéler ce que vous aimez vraiment. Allez-y en librairie et, au lieu de demander les livres de la rentrée littéraire, obstinez vous à demander «  Sortie de route » de Nathalie Salvi, « La libraire a aimé » de Sophie Poirier, et pourquoi pas « Grain d’encens » de Daniel Fattore publié sur « Cousu mouche ».

La (e) libraire vous répondra : enfin quelqu’un (e) de sensé(e) qui aime sortir de route.

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D’accord monsieur, je sors !

Posté par valychristineoceany le 2 septembre 2009

La libido primitiveLe livre qui déteste les tiroirs arrivera sur les étagères de votre librairie préférée en octobre 2009.

La maison d’édition DEMETER lui fait confiance et je suis ravie.

Mon sentiment ? Il est tellement fort que j’ai de difficulté à vous en parler, je tremble. C’est incroyable comment les mots nous manquent pour exprimer un sentiment trop puissant ! Comme si l’on a peur que les mots vont diluer son intensité, abîmer la profondeur, ou bien qu’ils ne sont pas tout à fait fidèles au ressenti. Mes mots me sont infidèles aujourd’hui !

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La cuillère d’amertume – livre en travail

Posté par valychristineoceany le 1 septembre 2009

la cuillère d'amertume extrait

Troisième chapitre

« Quand on est deux, l’on aimerait n’être qu’un,
et quand l’on n’est qu’un, on se dit que l’on serait bien à deux ».

 

 

 

« Pendant quelques minutes, Alexa le qualifia de manipulateur, coureur de jupes, destructeur, séducteur, simulateur, nuisible, déséquilibré, dissimulateur avec ses silences constants. L’attente devenait insupportable. Elle regarda à nouveau dans sa boîte aux lettres. Rien. Pourtant, il est connecté! Le délire s’emparait d’elle. Son cerveau bouillonnait sous le poids des images qui s’imbriquaient comme des racines dans les profondeurs de la terre. Une sensation d’urgence l’envahissait de partout, la pressait de l’intérieur. Alexa se sentait comme cette terre déformée par les racines envahissantes, émergeantes.

Alexa courut vers la salle de bain, revint, s’assit sur le canapé. Alluma une cigarette. Regarda la montre. Mangea un morceau en défilant d’un mur à l’autre en inspectant les creux minuscules qui déformaient la surface lisse.  Respira fort et se remémora la scène. Bien plus calme cette fois-ci elle le voyait différemment. Timide, soumis, délicat, mou et sans conversation. Sensible et  impressionnable. La curiosité montait en elle. Tant de portraits pour un seul homme. C’est évident, je ne sais pas qui il est en vérité. Celui que je m’imagine ou celui que j’ai aperçu pendant la rencontre ? Comment est-ce que je l’ai aperçu pendant ces quarante minutes ?

Alexa sortit dans la cour, s’assit sur la chaise longue et en se balançant, elle essaya de se souvenir non pas de lui mais de ses propres sensations. Le plus fidèlement possible. Balayer les images délirantes et se souvenir ses propres pensées. Aussi fidèle que possible. Une brise la fit frémir, elle revint dans le salon, prit son pull, ce pull bleu qu’elle eut pendant la rencontre. Quelle maladresse.
Pourquoi j’ai été émue à ce moment-là ? Ah, cette émotion, je me souviens de cette émotion, mon corps aussi se souvient, mes mains se rappellent aussi quand je touche ce pull bleu, mais comment se souvenir de ce qui a déclenché l’émotion ? Trouver une raison à mon émotion pourrait peut-être changer quelque chose pour apaiser cette fébrilité idiote. La raison apaise l’émotion, l’émotion fait perdre la raison. Quelle trouvaille insensée, banale et sans aucun sens. Où est-ce que j’ai lu ça ? Au plus profond, les émotions sont là puisqu’elles ne sont pas ailleurs. Moi aussi, je suis ici ce soir-là, dans mon jardin, toute seule puisque j’ai refusé d’être ailleurs. Avec Raoul, dans un restaurant, face à face. La solitude ? C’est le désir poussé à l’extrême d’être avec l’autre à tel point que finalement être avec l’autre nous fait peur. Or, là, il n’y a rien qui me pousse, ni mon désir, ni ma solitude, ni mon impatience. Je ne me sens pas seule, ni désireuse ni impatiente. Nerveuse, c’est tout. Racineuse plutôt, pouf, ce n’est pas un mot ça, enracinée oui. Enracinée. Nerveuse et agrippée à ma nervosité, à mon délire.

Incapable de se raisonner, Alexa revint à l’ordinateur, ouvrit la boîte aux lettres même si elle voyait clairement qu’elle était vide. Il lui fallait vérifier dans le cas où un message resterait non signalé par la machine. C’était peu probable, mais elle sentait ce besoin compulsif de vérifier avant d’éteindre l’ordinateur. Comme ça, elle s’endormirait l’esprit tranquille si l’on peut dire, nul besoin de revenir dans la nuit. »

Il vient de sortir : http://www.leseditionsdunet.com/roman/832-la-cuiller-d-amertume-valy-christine-oceany-9782312009124.html

 

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Lettre d’un inconnu atypique

Posté par valychristineoceany le 23 août 2009

Le canal du midi Je suis rentrée hier soir. Pendant les vacances, je n’écris pas, je ne lis pas, je traîne, je m’imprègne, j’emmagasine des impressions, des sensations, des sentiments, des images comme l’avare qui amasse son trésor.Et puis, j’ai trouvé « ça » dans ma boite aux lettres. Il est peut-être temps que je me mette au « travail », partager mon trésor intérieur accumulé pendant l’été. Oui, il est temps. Pour l’instant, voici la lettre de mon inconnu atypique.

« Christine ou Valy, je préfère indistinctement l’un ou l’autre. Oui, je suis allé sur ton site et je t’avoue que j’ai été fasciné par ton écriture, ton imagination, ta sensibilité voire ta fragilité quasiment palpable du bout des doigts. Tu auras réussi à me retenir et ainsi m’amener dans ton imaginaire à travers ton réel ou tout simplement l’inverse. On arrive jusqu’à toi dans un sens ou dans l’autre. Mais c’est que tu te mets résolument à nue, belle Valy (rire). J’adore te voir ainsi. Remarque ça m’aura permis de jouer un «peu» le voyeur (rire), sympa tout de même. J’aurais bien aimé parcourir un extrait de ce qui t’a mise en rogne avec cet éditeur et qui, visiblement, n’a pas souhaité accueillir ton ouvrage intitulé : «La libido primitive» et qui, par la suite, t’as amené à faire cette sortie incendiaire (rire) «On a les tristesses que l’on mérite». Une affirmation avec laquelle je ne suis pas d’accord, Valentina.

Tu es vraiment trop sévère à ton endroit quand tu dis cela. Ce n’est certes pas parce qu’un enfoiré d’éditeur n’a pas retenu ton manuscrit et qu’il t’a ignoré que cela entraîne obligatoirement que tu doives t’immoler sur l’autel de leurs bêtises. Tu le sais très bien que ce monde de l’édition est un monde de putes, un monde où les relations prennent une dimension disproportionnée et font ou détruise la carrière d’écrivain.

Là comme ailleurs, il faut te battre contre une montagne d’adversités, de tromperies et, très souvent, d’abus de pouvoir, de domination des vérités que disent détenir ces mêmes éditeurs. Tu ne dois pas te laisser influencer par les chants de ces sirènes de fond de cales. Personnellement, sans être un érudit de la littérature, tu m’as touché et si tu as réussi cela avec un «atypique» comme moi, et bien, l’éditeur a perdu du beau fric et ce, en n’ayant pas publié ton ouvrage «La libido primitive».

Valentina, tu as un talent fou et je formule le souhait que tu pourras trouver un éditeur qui saura voir en toi, un (une) écrivain(ne) passionnante et fascinante. Je crois que je vais te faire pleins bisous (rire), Tu les mérites. »

A mes amies et amis, j’ai répondu ici.

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Je m’en vais…en vacances !

Posté par valychristineoceany le 4 août 2009

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Soyez (mes) sages pendant mon absence, je serai contente

de vous retrouver vous et votre plume.

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