Dédicace Valy-Christine Océany à la librairie Privat-Loddé à Orléans

Posté par valychristineoceany le 23 juin 2008

photoPhoto pendant la rencontre avec le public le 21 juin 2008.

 Librairie Privat Loddé
2, place de la République
45000 Orléans

Tél: 02 38 65 43 43
Fax: 02 38 65 43 44
E-mail: orleans@privat.fr
Directeur: Sylvie Thébault

Horaires d’ouverture :
Le lundi de 14h à 19h
Du mardi au samedi de
10h à 19h

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Pensées d’étoiles filantes

Posté par valychristineoceany le 21 juin 2008

 

Les « pensées d’étoiles filantes » sont extraites de mes œuvres,  si vous les citez, ayez la gentillesse d’indiquer la source, merci. 

Ce n’est pas le titre qui fait l’homme, c’est l’homme qui fait le titre.

L’espoir entrave l’action.

Une porte sert aussi bien pour entrer que pour sortir.

Au lieu d’admirer la beauté, l’être humain essaie de se l’approprier.

C’est l’acte qui met en évidence l’invisible de l’être.

C’est fou ce que l’on parle de nous-même pendant que l’on parle des autres !

C’est ce qui nous complexe dans l’adolescence qui devient des points forts dans la maturité.

Ceux qui sont dans la soumission, ne connaissent pas le respect.

Nos mots dévoilent notre philosophie, nos actes dévoilent notre psychologie.

C’est sûr que, si notre besoin se réduit au matériel, l’on paie et au lieu de devenir riche l’on devient pauvre.

Nos souvenirs n’ont rien en commun avec la réalité extérieure, ils jaillissent de notre réalité intime.  

On critique chez l’autre ce que l’on déteste en nous. 

Quand on arrête de faire « comme les autres », on commence à faire « comme soi-même ».

Etre grand ou être petit (écrivain, politique, philosophe, etc) c’est une question de distance.

L’inconnu n’est pas dangereux, c’est notre peur de l’inconnu qui le rend dangereux.

L’artiste vit mal son présent puisqu’il le devance.

L’on devient celui (celle) que l’on a aimé.

A force de se préoccuper de notre avenir, on perd de vue notre présent.

Le hasard est un désir enfuit en nous dont on poursuit à notre insu.

Caché dans notre âme, bien au-delà de nous-même, il y a l’enfant !

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Portrait d’écrivain

Posté par valychristineoceany le 20 juin 2008

La République du Centre

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Quelque part en Roumanie -nouvelles

Posté par valychristineoceany le 15 juin 2008

 

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« Quelque part en Roumanie » 

J’ai écrit ce livre quelques années après avoir quitté la Roumanie. Le contact avec la culture et le mode de vie occidentale a remué en moi les souvenirs de mon pays. Ils me terrorisaient par leur insistance et par leur persistance. Ils continuaient à vivre en moi malgré mon départ. Ils surgissaient à mon insu à chaque fois que je me trouvais en face d’une situation semblable, quoique différemment traité ici, en France, selon la culture et la mentalité du pays.

Ils se sont imposés à moi avec force, avec larmes -mes souvenirs pleuraient en moi- avec obstination. Submergée par les émotions qu’ils suscitaient en moi, j’ai compris qu’il me fallait les écrire et les partager avec vous. J’ai pris le crayon et je les ai écrits une après l’autre.Si vous me posez la question : est-ce que c’est écrit d’après une histoire vraie ? je vous répondrais que tout ce que je vous relate c’est le miroir de la réalité avec le mélange, bien entendu, d’imagination personnelle, de la sensibilité, et de l’attachement sentimental envers mes personnages inventés.

Ont-ils vraiment existé, ces personnages ? Je me suis demandée aussi. Ont-ils vraiment existé ou sont-ils le produit de mon imagination ? Alors, au fur et à mesure que je m’approchai d’eux, la réponse s’ouvrait à moi, se proposait comme une évidence. Plus que les personnages, c’est le thème de chaque nouvelle qui est vraiment réel.
Oui, car l’avortement était interdit dans mon pays, les pilules et tout moyen de contraception. À partir de ce sujet, j’ai imaginé une femme et sa façon de faire face à cette interdiction qui interférait avec les autres difficultés de sa vie quotidienne.
Ceausescu a-t-il vraiment détruit des maisons sans tenir compte du souhait de leur propriétaire ? Oui, car il envisageait construire une autoroute Bucarest-Tirgoviste pour ses propres déplacements. A partir de cette vérité, j’ai créé une grand-mère digne et fière de la réalisation de sa famille – une maison solide – attachée tellement à cette maison qu’elle a préféré disparaître en même temps et au même moment.

Etait-il possible qu’une personne se trouve licenciée du jour au lendemain parce qu’elle ne s’était pas présentée à son travail un dimanche ? Oui, c’était mon expérience, seulement, mon personnage inventé autour de ce sujet, je l’ai imaginé la traversant différemment.Donc, pour revenir à la question si mes nouvelles sont écrites d’après des histoires vraies, je me suis répondu que c’est surtout à partir d’une problématique vraie, réelle et douloureuse. Je les ai écrits en dévoilant mon hypersensibilité telle qu’elle s’exprimait réellement en Roumanie devant la souffrance de mes concitoyens. C’est qui est de réel, de vrai et de douloureux, c’est que ces thèmes peuvent être transposés dans tout autre pays. 

L’écriture est pour moi le moyen de communication avec mes lecteurs, avec vous. C’est à travers mes écritures que j’exprime ce qui est le plus profond en moi : mes émotions, mon hypersensibilité, mon trop plein. A travers mes personnages, je me livre à vous, je vous fais part de ce que je dissimule dans la vie quotidienne non pas par mauvaise foi, mais par une incapacité de relativiser l’expression de mes propres émotions.

A travers mes personnages, je questionne le lecteur, vous, sur des sujets graves qui nous entourent et qui nous touchent presque à notre insu. Je vous laisse en compagnie de mes personnages et, si vous souhaitez me contacter, faites le en toute confiance : mon email : feuillevalina@aol.com

  • La présentation de l’éditeur

En Roumanie, après la chute de Nicolae Ceausescu, la vie n’est pas si simple. La révolution, quelle révolution ? Et là-bas en Occident, de l’autre côté du mur, la vie est-elle aussi facile que l’on veut bien nous la décrire ? Oui, aller là-bas, s’enrichir et revenir, prince en son royaume.
La vie quotidienne d’une population à la recherche du bien-être, être quelque part en Roumanie, en ville ou au village, avec son lot de difficultés sociales, avec les morts et les vivants. L’auteur nous raconte, dans des chroniques parfois jumelles, la difficulté d’être dans un monde en liberté surveillée, où la marque du passé communiste et de la dictature affaiblit encore les esprits, où le poids des tabous est toujours aussi prégnant, entravant pour longtemps la marche vers la liberté.
Dans un style tantôt laconique, tantôt ironique, dans des nouvelles parfois épurées, parfois optimistes souvent pessimistes, l’auteur rassemble ses souvenirs d’enfance en Roumanie et les transpose dans l’histoire de personnages parfois hauts en couleur et parfois désespéramment gris.


Extrait du livre :

« Un événement d’enfance

Ma mère travaillait dans une usine. Elle se levait à quatre heures chaque matin. Au réveil, elle traversait ma chambre pour aller à la cuisine, s’habiller. La maison tremblait sous ses pas, le parquet gémissait, les portes claquaient à chacune de ses allées et venues. Je tenais ma tête cachée sous la couverture et je me bouchais les oreilles. Mon cœur était rempli de rage. J’étais en colère contre la maison qui tremblait, contre le parquet qui pleurait, contre les portes qui se fermaient à grands bruits. J’étais en rage et j’aurais voulu avoir le pouvoir de tout arrêter, d’endormir les murs, le plancher, les meubles. Ma mère, je le savais parce qu’elle le disait assez souvent, travaillait dur pour quatre sous.

Ce jour-là, après son départ je ne pus me rendormir. Le silence resté derrière elle était comme une douleur. J’avais mal et honte dans la chaleur de mon lit. Je me suis levée et j’ai essayé de faire les mêmes bruits que ma mère. Je marchais à grands pas, traversant la chambre pour faire trembler la maison et faire pleurer le vieux parquet. Dans ma chemise de nuit, je me regardais dans le large miroir accroché à l’armoire. Je sautais, je sautais. Non, le parquet ne voulait pas pleurer sous mon poids. La maison ne voulait pas trembler sous mes pas. Alors j’ai couru d’une porte à l’autre, je les ai ouvertes et je les ai claquées fortement jusqu’au moment où j’ai entendu frapper à l’entrée. J’ai tendu l’oreille. J’avais réveillé la voisine.

-Qui est là ? demandai-je d’une voix faussement endormie.

-Eh ! Ça va, ma petite ? Tout va bien ? Qu’est-ce qui se passe, là, à l’intérieur ? 

-Rien, rien, je dormais.

-Ah ! Bon ? Tu es seule ?

-Oui, bien sûr, oui, tout va bien. Soyez tranquille !

Après son départ je me suis demandée : pourquoi ne venait-elle pas quand ma mère faisait tous ces bruits ? Ma voisine entendait tous les matins des bruits pareils et elle n’était pas inquiète. Ou est-ce que, elle, ma mère avait le droit de les faire et moi pas ? J’ai senti une révolte monter en moi. La révolte d’être une enfant réveillée par le tremblement de la maison, par les pleurs du parquet, par le gémissement des meubles, par le claquement des portes. 

La révolte, je l’ai regardée dans le miroir, je lui ai tiré la langue et je lui ai dit : « Quand tu seras grande, trop grande pour rester à l’intérieur, tu exploseras « . »

 

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D’un pays l’autre – roman

Posté par valychristineoceany le 15 juin 2008

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« D’un pays l’autre »

  • La présentation de l’éditeur

Partir, ce n’est pas quitter. D’un pays l’autre révèle le destin de trois femmes décidées à émigrer pour réaliser leur rêve. Partir, c’est poursuivre sa voie et accomplir sa destinée quelle que soit l’adversité. Trois profils de femme : la femme mère qui rêve d’obtenir l’amour de son fils – la femme amante qui souhaite atteindre l’amour absolu – la femme cérébrale qui rêve de concrétiser sa passion créatrice.
Trois profils de femme, mais, peut-être, au bout du compte la femme dans son entièreté. Dans un style original, sobre et distant, l’auteur va à l’essentiel. Elle nous donne sans commentaire à voir et à ressentir la vie de ses personnages qui se croisent et s’éclairent par reflet. On garde, après lecture, le sentiment de mieux les connaître et leur présence est pérenne. Aussi, le lecteur, à travers les émotions intenses et la sensibilité accrue des personnages, a-t-il lui-même l’impression de changer, pour un temps, de pays.

Valentina Ciobanu, alias Valy-Christine Océany, est née en 1958 à Lugoj, en Roumanie. Elle a déjà exprimé sa passion pour l’écriture en fréquentant le cénacle littéraire de sa ville natale. Par la suite, elle a travaillé pendant six ans dans une librairie de Bucarest. À Orléans depuis 1991, elle est, dans un premier temps, interprète auprès de la mairie d’Orléans et traduit parallèlement des journaux et un roman. Aujourd’hui, toujours Orléanaise, elle donne de cours de roumain, poursuit des études en psychologie et s’adonne à l’écriture, sa passion.

Extrait du livre :

« - Quelle naïve tu es, tu sais ! Comment tu peux croire ces salades ? Tu savais qu’elle devait venir ?

À nouveau, Violeta se sentit désynchronisée du raisonnement de son mari. En porte à faux. Une honte la traversa et la peur s’installa encore plus.

- Hm, hm, oui !

- Tu sais, elle t’a menée en bateau ! Je ne veux pas d’elle ici. Elle a l’air d’une pute, avec cette minuscule jupe, un mouchoir, quoi ! 

Maxime l’examina avec sévérité, en reconnaissant en son for intérieur une certaine attirance. Elle dégageait un air sensuel autour d’elle. Cette attirance l’énerva encore plus. Il se sentit diminué. Minable avec son habillement décontracté. Il observa ses propres chaussures abîmées, sentit l’odeur désagréable de son propre corps, ses mains se mirent à dégager une sueur moite.

Comment s’approcher de cette femme pour la saluer ? Il fit un signe imperceptible de la tête et sortit de la pièce. Les Roumaines sont trop énigmatiques. Ambiguës. On disait qu’elles étaient soumises, femmes d’intérieur et bonnes cuisinières. On disait aussi qu’elles se contentent de peu, pourvu qu’elles se sentent aimées. Lui, il avait parfois le sentiment d’être envahi et étouffé par ce devoir d’amour. Être présent, l’assister, lui expliquer, répondre à ses questions totalement banales et quotidiennes de la vie. 

Il avait parfois l’impression de vivre avec un enfant. Aujourd’hui, elle avait fait une bêtise par excès de générosité. Plutôt par excès de sottise. Sa femme accumulait les sottises. Heureusement que demain ce’sera samedi. Il serait présent à l’arrivée du fiancé. La curiosité de connaître cet homme prêt à épouser une inconnue le dévora. Etait-ce un imbécile ? Un homme dépourvu de bon sens ? Il savait comment s’y prendre pour le chasser. Le protéger de lui-même et ses propres maladresses. La France possédait bien des femmes désireuses de fonder une famille. Quelle sottise de vouloir épouser une étrangère ! Une inconnue !

Le lendemain, quand la sonnette tinta, ils se trouvaient tous les trois dans le jardin, sous le noisetier. « 

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Le prix Nobel vu par les écrivains roumains

Posté par valychristineoceany le 11 juin 2008

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Andrei Plesu  philosophe :
« J’admire l’écrivain pour sa façon d’être au-dessus des conventions et hors mode, j’ai presque envie d’inventer pour elle un prix Nobel pour les qualités humaines. Je suis content qu’au travers ses œuvres, la partie sombre de la Roumanie entre dans le circuit historique européen. »

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Paul Goma écrivain en exil (Paris) :
« Comment voulez-vous que le prix Nobel d’Herta Müller puisse représenter quelque chose pour la Roumanie ? Elle n’a pas dit être un écrivain roumain mais banatean (de Banat), de surcroît, elle n’a pas été en exil mais en récupération »

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Mircea Cartarescu écrivain :
« Ce prix suprême appartient aussi un peu à la Roumanie. Je suis très heureux de ce prix accordé à Herta Müller. Il appartient en tout premier temps à elle mais on ne peut pas ne pas penser qu’il apportera une rayon de lumière sur la littérature roumaine ».  

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Nicolae Breban écrivain:
« Herta Mûller est écrivain allemand, car elle est connue surtout en Allemagne« .

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Eugen Negrici critique littéraire :
« Ce prix est surprenant et c’est un honneur pour la littérature roumaine qui, pour un certain temps, avait dans ses rangs aussi Herta Müller » .  

 

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