L’ascenseur

Posté par valychristineoceany le 26 janvier 2010

Sagrada Familia

Je pars en voyage. Je suis parti depuis un bon moment, mais là, je pars vraiment dans un long voyage bien déterminé. Selon les dire de Ledivine, mon compagnon philosophique, je dois arriver à un endroit avec ascenseur. Trouver un ascenseur pour monter, mais pas pour descendre. Pourquoi avec ascenseur, je lui ai posé naïvement la question.
Tu veux bien monter, non ? Dans les hauteurs, n’est-ce pas ?
Oui, c’est vrai, mais je peux aussi aller à la montagne.
Il me regarde et son regard à l’air de dire « t’es bête ou quoi ? ». Je me tais en cherchant ce voyage dont il y aura sur la route un ascenseur pour monter mais pas pour descendre. J’ai beau à chercher pourquoi un ascenseur, je n’y trouve pas. Alors Ledivine, mon conseiller philosophique prend la position d’un intellectuel connaisseur, s’exprime en appuyant un mot après l’autre sûr de lui comme une branche solide d’un arbre qu’aucun vent ne peut la faire tomber.
- En principe dans un ascenseur, il n'y a que quelques places, parfois une, parfois deux, allez disons trois au plus. C’est une question de poids. Les gros sont chanceux, ils se retrouvent seuls dans l’ascenseur. Ceux de taille moyenne s’entassent avec une personne ou deux et les maigres, eux, les pauvres, ils sont envahis de tous les côtés. Pour l’instant toi, tu es en bas, donc, logiquement tu dois monter. Seul si possible. C’est le but, n’est-ce pas ? Si vous monter tous, qui va rester en bas ? La vie est ainsi faite, ceux qui montent, ceux qui descendent et ceux qui font la queue. Alors tu as compris ?

Oui, je peux dire que oui, bon…

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La décision II

Posté par valychristineoceany le 20 janvier 2010

Mon autreEn ce moment j'ai l'impression que tout commentaire est voué à l'échec.

Mon l'autre me regarde : Que fais-tu ici ?
Mes yeux répondent : Je…j’aimerais…je crois…je croyais…je vais…
Mon l'autre s’impatiente : Allez, dit !
Mes yeux grands ouverts : Heu…je m’en vais.
La toile aspire mes mots. De moi à vous ils deviennent monstrueux. Indécents.
Mon l'autre intransigeante : Bonne décision, va-t-en.
Je m’en vais, je m’en vais.
De moi à vous les mots se déforment, deviennent monstrueux, indécents.

De moi à vous les mots se perdent…

Je m'en vais les ré-créer, ré-inventer, ré-composer sur une feuille de papier.  

 regard

 

PS - Voir ici l'avis de Marie Lebrun sur le livre “D'accord monsieur, je sors”

 

 

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La décision

Posté par valychristineoceany le 11 janvier 2010

Martin Winckler

De blog en blog, j'ai découvert le blog de Martin Winckler.  Parmi d'autres choses intéressantes, il propose un exercice d'écriture spontanée dont je me suis amusée à accomplir. Ecrire c’est une vraie passion pour moi et la proposition de Martin s'est avérée réjouissante. Je me suis lancé d'un seul trait, spontanément, conformément au consigne. J’ai pris ma page blanche et…lisez ici ce que j’ai pondu sous l’élan de la spontanéité.
Retenez que mon texte est « brut », tel que je l’ai écrit en premier jet. Alors, vous pensez quoi de ce texte “brut”? Je suis curieuse de connaître votre avis.

la direction à prendre

Voulez vous essayer? Avant de vous lancer, lisez les quelques recommandations de Martin.

“Lisez bien ceci jusqu’au bout avant de commencer. Prenez une feuille de papier et/ou un crayon/un ordinateur. Mettez la feuille sur une table/dans une imprimante. Écrivez/tapez la première chose qui vous vient à l’esprit. Si possible sur toute la page, recto verso. Ne réfléchissez pas. Ne vous arrêtez pas pour regarder si c’est bien ou pas. Écrivez.
Défoncez-vous. Écrivez ce que vous voulez depuis toujours, ce que vous ne voulez plus ; ce que (ceux que) vous désirez, ce que (ceux que) vous haïssez ; racontez une histoire que vous n’avez jamais racontée à personne, un rêve que vous ne referiez pour rien au monde. Écrivez une lettre d’amour, de rupture, d’insultes ou de réconciliation. Ecrivez le début d’une nouvelle, d’un roman, d’un scénario, d’un livre sur les bouchons de liège dans le bordelais. Ce que vous voulez, mais écrivez. Défoncez-vous.
Une fois que vous avez rempli/imprimé la feuille, déchirez-la, brûlez-la ou jetez-la au vide ordure et éteignez l’ordinateur sans cliquer sur « Sauvegarder ».
C’est fait ? Vraiment ?
Si vous l’avez fait, comment vous sentez-vous à présent ?
Si vous ne l’avez pas fait, pourquoi ?”

Vous avez, vous aussi, envie de faire cet exercice d’écriture et de le publier ? Envoyez votre texte (au format word ou RTF) à cette adresse en mettant “Exercice d’écriture” en titre de message. Je le publierai dans ces pages.
Martin Winckler (extrait de son blog)

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La baguette magique

Posté par valychristineoceany le 4 janvier 2010

SorcovaLa “sorcova” ( du bulgare surov, vert, frais ) c’est une vergette de fleurs et de verdure en papier.

Tradition du Nouvel An en Roumanie, dès les premières heures du premier janvier, les enfants vont de porte en porte avec leur baguette magique pour souhaiter à tout un chacun une bonne année. Ce rituel consiste de toucher le front des personnes avec la “sorcova” en mouvements rythmés et délicats tout au long de la chanson.  Je ne suis plus un enfant ( quoique !), mais cette année je souhaite vous « sorcover », vous mes ami(e)s de la blogosphère,  de ma « baguette magique » (virtuelle) comme je le faisais autre fois, gamine. « Sorcova » possède un pouvoir miraculeux qui vous transmet (apporte,  infuse) vigueur, enthousiasme, jeunesse et sagesse pour toute l’année qui arrive, 2010. Je passe de blog en blog en chantant…

“sorcova, vesela…” voir la traduction plus bas

Sorcova

Sorcova,joyeuse sorcova
Bourgeonnez comme elle
Comme un pommier,
Comme un poirier
En début de printemps.
Comme un brin de rose en fleur
En plein milieu de l’été
Fleurissez comme elle
Soyez riches comme la vigne
En début de l’automne.
Soyez fort comme pierre,
Soyez prompt comme flèche
Soyez dur comme fer,
Souple comme acier.
Que les vaches donnent du bon lait
Les moutons soient riches en laine
Les cochons engraissés
Vos enfants en bonne santé.
Tant des clous sur le toit
Autant d’argent dans les bras.
Allez, soyez dans un an
Soyez à jamais.

 

 

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Tourner en rond, rond, rond d’or d’enfer

Posté par valychristineoceany le 24 décembre 2009

Les boucles d'oreilles

Peut-être vous connaissez cette tradition de « fermer, bloquer » définitivement les boucles d’oreilles pour éviter de les perdre, de se les faire voler, de les casser en les manipulant tous les soirs, puisqu’en or, matière précieuse, n’est-ce pas ?  En premier temps la fierté de posséder ces boucles d’oreilles l’emporte et on les montre avec facilité même avec friandise. En suite, désespéré et fatigué par la monotonie de la mode vous souhaitez les changer. Pour ça il faut absolument les casser, les tordre, les mettre en morceaux avec le risque d’abîmer l’oreille et par la même occasion détériorer les boucles d’oreilles en or.  

La dictature réelleEh bien la dictature c’est un peu ça. Une boucle fermée et bloquée définitivement sur votre corps et votre destin. Je parle de la dictature de Ceausescu, et comme vous remarquez, je me garde bien de dire communisme. Non, ce n’était pas du communisme, si, dans l’idéologie du parti, dans les lois, dans la théorie et le discours, l’on disait et il y a encore des personnalités qui le disent que c’était un régime communiste.
Non, ce n’était pas un régime communiste, c’était une dictature, c’était cette boucle fermée et bloquée sur le peuple roumain. 

La revolution 1989Lors de la révolution en décembre 1989, le peuple roumain, écœuré d’être enfermé et bloqué dans ces boucles  d'or, a décidé de se délivrer. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le peuple s’est mis à l’ouvrage : casser, tordre, enlever, exploser les boucles pour se libérer.

Vingt ans après, l’on comprend, et encore ! que les boucles d’oreilles n’étaient pas en or  mais en fer, impossible de s’en débarrasser !!!

revolution 20 ans après

 

Joyeux Noël ! Sapin de Noël

 

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Le challenge d’Audouchoc

Posté par valychristineoceany le 18 décembre 2009

Le coeur à livre

Challenge lancé par Theoma: le coup de cœur de la blogosphère : voir ici.

Suite à ce challenge auquel j’ai accepté d’y participer j’ai choisi le Chameau sauvage   de Philippe Jaenada et Pluie Noire de Masuji Ibuse.

Pour l’instant, j’ai lu le premier, proposé par Quoi de 9 Cécile ?

Le chameau sauvage ????

Ma première impression : Imaginez que vous apprenez à tricoter, il vous est arrivé ? A moi, oui. Donc dans un premier temps vous passez la boucle au-dessus de l'aiguille autant des fois que vous le voulez. En suite, vous piquez l'aiguille de droite dans la maille de l'aiguille de gauche, d'avant en arrière. C’est ici que tout se complique. Si les mailles sont trop serrées sur l’aiguille, vous avez de difficulté à avancer ( à tourner les pages).
En commençant à lire le chameau sauvage, j’ai eu cette sensation, écriture trop serrée pour pouvoir avancer. Trop dense, trop compacte. Plusieurs fois j’ai failli renoncer, surtout que les mailles serrées partaient dans toutes les directions. Difficile à attraper le fil. En effet, le personnage serré et enfermé dans sa tête et son imaginaire nous laisse très peu de choix. On en échappe à ses pensées et à son monde intérieur tourné en dérision seulement quand le narrateur le veille. Mais il fait très peu des concessions, il nous tient. Là, l’on arrive à un triangle : le personnage, le narrateur en parenthèse et le lecteur un peu prisonnier de deux, comme pour le tricot : la maille, l’aiguille et le tricoteur. Le personnage, Halvard Sanz, garçon déboussolé, qui vit beaucoup dans sa tête,  qui croise des gens, mais qu'il les quitte aussitôt pour aller on ne le sait pas trop où. Lui, il ne le sait pas non plus ce qui peut être une consolation pour le lecteur. Autant vagabonder ensemble. Les parenthèses du narrateur nous aiguillent de temps en temps, car elles s’adressent au lecteur. Ah, grâce à ces parenthèses j’ai réussi à aller jusqu’au bout du livre. Autant dire qu’il, le narrateur, m’a mené par le bout du nez tout en finesse jusqu’à en finir le tricot. Néanmoins, tout au long de cet ouvrage, j’ai plusieurs fois douté du résultat. Je m’approchais, je m’éloignais, je m’agaçais, je revenais attachée d’une manière subtile à ce garçon lunatique, rêveur et passif.

C'est à la fin, en admirant le travail, que je me suis dit : oui, il est beau. Il est sublime. Oui, j’ai aimé le livre mais d’une manière très spéciale. Comme le pull, une fois terminé, vous l’admirez un peu de travers et vous dites : heu, je n'y croyais pas trop ! Pourtant c'est la surprise : qu’il est beau ce pull !

Mais qu’il est beau ce livre ! Et l’écriture ( la laine) quelle belle couleur, haute en tonalité, triste en dégradée, et dense en épaisseur.

Philippe Jaenada

Lire aussi les avis très partagés de Sandrine,l'Arrajou, Calepin , Liliba et Emma.
…et Cécile.

 

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